LE JOURNAL DU BELC 2000

Retour au
Retour à  la page d'accueil
sommaire

 

 

Langues
Multimedia
Portraits
Loisirs
Gastronomie
Humour

 


 

Univers réajusté

 

Mouvements de consciences
Et mémoires en conséquences,
Je bégaie un langage lapidé
Tel un somnambule
Traversé par les astres courtisans.
Je me heurte à la nuit,
Pour cueillir des fleurs
Aux pétales fragiles.
Je ne t'attends qu'après ton passage
Captif de l'écume des rêves sauvages,
Dans les terreurs lancinantes de ma rage
Je n'en finirai jamais
De dénoncer la métamorphose
De tes rires bâillonnés,
De ton regard incendiaire,
De ton silence embusqué.
Sculpteur de sourds songes,
Tu miroites un parfum fardé
Tel une opale moulée dans du velours
Dont l'éclat enflamme nos voyages convulsifs.
Ton illusion se cicatrise
Après ton naufrage hypnotique
Comme un sanglot
Langoureux et fade
Qui trouble l'âme
Et suspend la raison.
Il te manque toujours
La salive nourricière,
Les sommeils nus,
Sans aveux et sans frissons.
Et dans une nostalgie fiévreuse
Défilent des papillons
Couleur de cendre
Dans la vie se noie
Au creux d'un étouffement
D'un cocon sans voix.
A quoi bon servir la vie
Si le bonheur est désarmé
Sous des cieux barbelés
Où le souffle meurt en ricochet.

















 

Anonyme

 


Souvent le temps ferme ses grilles
Derrière des souvenirs fébriles
Comme une rose qui tressaillit
Sous les premières caresses d'Avril.
Du temps où les rires étaient intègres
Vivaient des hivers immaculés
Que même des printemps aigres
N'arrivaient pas à bousculer.
A genoux dans la paume de l'espoir
On contemple le vol des flamants
Emmitouflés dans un linceul noir
S'évaporent dans l'éther du firmament

 

Coquille fanée

 

 

Dans le vil vestibule,
Ton âme séjourne en souffrance
Telle une fleur arc-boutée au mur
Succombant à l'hiver quinteux.
La brise déchire ton beau visage,
Le froid souffle sur ton chemin,
Et ton coeur fenêtre saine
Donne sur l'ether du matin.
Le parfums perdent leur langue
Devant ton regard bridé,
Tu es couleur érable,
Couché sur la neige et le sable,
Sur les rivages damnés
Ton astre distrait les nuages,
Tes flots murmurent aux rivages
Les souvenirs d'une onde qui s'enfuit.
Qu'importe ton ivresse amère
Puisque tu incarnes le fabuleux zéphyr
Dont le regard pervers
Déride tous les plaisirs

 

 

 

 

 

 

Abdelmadjid BOULIFA

Cité 220 logements N°113 BATNA.05000.

ALGERIE


 
Langues
Multimedia
Portraits
Loisirs
Gastronomie
Humour

 

Envoyez-nous vos remarques
et vos suggestions à :
cyberjournal@caramail.com

S'inscrire à la liste de diffusion
des participants du stage BELC 2000